Mardi 27 Juin 2006
Par O., Mardi 27 Juin 2006 à 09:47 GMT+2 dans POÉSIE
Illustration j.Beaudroit
"cendre des rêves
Nous avons trop dit
des paroles un peu folles
pour prendre le chemin
d'une amitié simple,
calme et innocente
Nous avons trop aimé
nos phrases sybillines
et nos jeux poétiques
pour nous retrouver
sur un banc ombragé
au jardin des sagesses
nous avons trop souri
et rêvé nos présences
pour revenir un jour
aux gestes prudents et sages
de passants innocents
JB 27 Juin 2006
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Dimanche 25 Juin 2006
Par O., Dimanche 25 Juin 2006 à 18:14 GMT+2 dans POÉSIE
Illustration J.Beaudroit
La nuit aventureuse
nous entraîne au delà
des mondes à la dérive,
nos corps épuisés,
de pensées insoumises,
nos esprits troublés
de fièvres imaginaires,
nos âmes alanguies
d’espoirs inassouvis.
se perdent.....
Un monde différent
au matin éveille
dans la brume légère
nos esprits égarés
er rêveurs......
d’infertiles pensées
aux couleurs de feu
d’ambres et d’opale
s’éloignent et se perdent
allégées de leurs songes
trompeurs......
JB 25/6/06
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Samedi 24 Juin 2006
Par O., Samedi 24 Juin 2006 à 12:44 GMT+2 dans POÉSIE
"ce fut un bel été..."
Illustration J.Beaudroit
Nous apprendrons à boire le vent
yeux fermés,
lèvres décloses
Nous apprendrons à rêver le vent
silence évanoui
promesses d'ombres
Nous apprendrons à voir le vent
invisible présence
caresses égarées
Nous apprendrons à bercer le vent
voix bruissante
voix d’éternité
vent des passés éteints,
vent des sortilèges oubliés
Vent des lumières perdues
Vent des mystères enfuis,
jb 24 Juin 2006
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Jeudi 22 Juin 2006
Par O., Jeudi 22 Juin 2006 à 19:25 GMT+2 dans POÉSIE
Illustration J.Beaudroit
Les chemins de soleil
de nos amours mauves,
entrainent nos mains
en gestes
inconscients
heures tendres
Les chemins de bonheur
des rencontres furtives,
étourdissent nos âmes
de merveilles
éblouies
heures étranges
Les chemins de traverses
des amitiés fugaces
brisent nos attentes
d’espérantes
rencontres.
heures grises
JB

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Mercredi 21 Juin 2006
Par O., Mercredi 21 Juin 2006 à 17:28 GMT+2 dans POÉSIES D'AUTREFOIS
LISE
Ô mon amour, où es-tu ?
toi si tendrement bercée
Ô mon amour où es-tu ?
toi ma souffrante, ma déchirée
Toi mon rire,
toi ma pensée,
toi ma compagne,
Toi mon regret,
toi mon remord,
toi mon bourreau
Ô mon amour, où es-tu ?
Ô mon amour, ma tant aimée
JB
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Samedi 17 Juin 2006
Par O., Samedi 17 Juin 2006 à 17:04 GMT+2 dans POÉSIE
Tendre condor
cherche une belle
farouche,
insoumise
regard sombre,
boucles de jais
en ses yeux
braises d’amour
appelle là condor
elle est proche
elle est loin
elle attise la flamme
d’un foyer parfumé,
en son vert jardin
fleurissent des pavots
porteurs d’éternité
amante de rêve
elle n’ouvrira pas
ses bras
elle n’ouvrira pas
ses lèvres
elle ne te sait pas
jb

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Par O., Samedi 17 Juin 2006 à 15:32 GMT+2 dans POÉSIES D'AUTREFOIS
"bouquet de roses"
illustration j.beaudroit
Lorsque nous aurons
laissé faner les roses
ensemble recueillies
lorsque leurs pétales
passés au soleil
de la grande tendresse
brunis de gels trop rudes
déchirés des oublis
déssechés des absences
sècheront enfin
dans un herbier jauni
puisque tu en seras
à l'heure des souvenirs
peur-être diras-tu
dans un léger soupir,
ce n'était pas si mal
le temps des roses roses"

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Vendredi 16 Juin 2006
Par O., Vendredi 16 Juin 2006 à 18:38 GMT+2 dans POÉSIE
illustration j.beaudroit
"La rêveuse éperdue"
Porte dorée des rêves
capricieux, inconstants,
troublante quète....
nos sens sans espoirs
émus, silencieux
dans le parfum des songes
recréent le désir
en une pluie d’étoiles......
Nos secrets s’évaporent
en nuages discrets.
sous un ciel de lune
JB
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Lundi 12 Juin 2006
Par O., Lundi 12 Juin 2006 à 15:49 GMT+2 dans POÉSIE
illustration juliette beaudroit
la nuit invente le rêve
en nous le refusant
nous donne et nous déprend
et l'âme se défend
de croire et de se savoir,
dépendante et captive,
libre et offerte
aux pouvoirs du sommeil
dans son émerveillement.
La nuit nous veille
en nous berçant
nous prend et nous reprend
nous offre et nous surprend
nous crée et nous attend
superbe amoureuse
amante délicieuse
éternelle maîtresse
de nos corps rebelles
La nuit vénéneuse
belle et somptueuse
nous invente éperdus
et notre âme démente
éprise de serments
apaise la brûlure
du rêve malicieux
qui attise nos sens
en les épousant
La nuit amoureuse
de ces corps inconnus
les rejette épuisés
ils rêvent et dérivent
loin de toi
loin de moi
et merveille sublime
les emporte et les brise
d’un capricieux tourment
JB
10/6

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Dimanche 11 Juin 2006
Par O., Dimanche 11 Juin 2006 à 17:53 GMT+2 dans POÉSIE
Illustration Pleynet
Poème de "l'au revoir"
Le poète est parti .....
lassé de tant de mots
rêvés ou inventés,
échangés en silence
au gré du chant des rêves
Il pensera au loin
nos phrases sybillines
à peine prononcées,
à peine murmurées
par nos voix enchantées
il chantera heureux
au vent de ses montagnes
le plaisir du silence
d’un ermitage ami
en ce chaud pays
et nous brebis perdues,
tristes et égarées
en nos divans déserts
murmureront tout bas
nos adieux éplorés
JB

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Vendredi 9 Juin 2006
Par O., Vendredi 9 Juin 2006 à 18:16 GMT+2 dans AU JARDIN DES DÉLICES
Ce poème fait partie de la rubrique
"POEMES DU DÉSIR ANCIEN"
écrits dans une autre vie,
dans un autre temps,
dans un autre lieu......
Viens avec moi,
la lune sera discrète,
le sable silencieux
oubliera tous nos pas.
la mer se fait étale
et immense s'apaise
et les dunes complices
offrent leurs ombres bleues
Viens avec moi,
j'ai tout au fond du corps
une tristesse tendre
un regret silencieux
une peine indiscrète,
viens je te la dirai,
viens dans ce creux d'ombres
parfumé d'algues brunes
Viens, viens !
effeuille sur mes jambes
ma jupe d'améthyste
mon corsage s'entr'ouvre
ma peine s'est glissée
dans le creux de mes seins
elle caresse ma bouche
effleure déjà mes reins
Viens, viens !
la perverse te guide
elle sait où te mener
brise-la
ne prends pas de repos
que ma bouche s'apaise
et que mon corps s'épuise
JB

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Jeudi 8 Juin 2006
Par O., Jeudi 8 Juin 2006 à 18:48 GMT+2 dans POESIES AMIES
illustration Pierre Bonnard
Chère amoureuse de récit, il ne faut pas espérer non plus le moindre
évènement dans ce pays. Rien n'arrive et c'est ce "rien n'arrive"
qui est reçu de plein fouet au bord des fenêtres de campagne.
Même la rosée manque aux crépuscules.
Et ce que je vois est sans prises, et m'ignore tranquillement.
Patience, voici un échantillon de fenêtre; soit un merisier et du buis,
un acacia en contrebas, surmontant lui-même des lauriers,
puis du lilas, loin déjà dans la profondeur du cadre, à l'entrée
du jardin potager avec des choux, puis des salades, puis
des poireaux, puis des haricots, puis des tomates, puis trois
pommiers, faisant ombre aux ruches qui se répandent dans la haie;
un beau désordre, cette haie, des noisetiers et des pruniers
sauvages, quelques frênes aussi qui drageonnent follement,
et dans le feuillage des frênes, l'autre versant, la colline
du village, de l'église, dont la pointe touche précisément
la ligne d'horizon qu'elle semble avoir tracée.
et au dessus, le regain de la lande où bougent à peine les pins
du couchant. Essentiels également, coeur dur de la lande,
les rochers, l'insondable granit. Un grand chêne qui ne
m'impressionne pas moins, et je m'en veux certains
jours de faiblesse , parce que je lui prête une signification
qui excède sa simple présence.........
Voilà ce que fait une fenêtre à tout instant de sa
transparence. Est-il encore besoin de chercher des arcanes
dans le spectacles de la nature, ou faut-il n'aimer que
les apparences et croire en la réalité ?
Extrait de LA LETTRE D'ÉTÉ
Prix Kovalski
Cheyne Editeur
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Mardi 6 Juin 2006
Par O., Mardi 6 Juin 2006 à 09:30 GMT+2 dans POÉSIE
illustration J.Beaudroit
Il faut que je te dise....
inquiète souvent
de demain, de plus tard :
de vivre seule encore
le silence des mots
le silence des sons
éperdue dans l’espace
en des nuages gris.
Il faut que je te dise...
ailleurs,.. en ce jardin,
où frémissent colorés
de silencieux poissons,
à l’abri d'un grand arbre,
sous le soleil léger
de ce ciel du nord
est un ami lointain
Il faut que je te dise...
caché entre mes murs,
abrité dans mes songes ,
il est un bonheur calme,
silencieux et présent
une voix attendrie,
chantant des mots si doux
à mon écoute émue
Il faut que je te dise....
tant de choses secretes...
on ne peut les entendre,
on ne peut les savoir,
elles sont là pourtant
enfermées en mon coeur
si belles et si chaudes
inavouables enfin.
Il faut que je te dise....
il faut que je te dise.....
JB 7 Juin 2006

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Lundi 5 Juin 2006
Par O., Lundi 5 Juin 2006 à 17:53 GMT+2 dans POESIES AMIES
Et vous, Mers, qui lisiez dans de plus vastes songes, nous laisserez-vous un soir aux rostres de la ville, parmi la pierre publique et les pampres de bronze ?
Plus large, ô foule, notre audience sur ce versant d’un âge sans déclin : la Mer, immense et verte comme une aube à l’orient des hommes.
La Mer en fête sur ses marches comme une ode de pierre : vigile et fête à nos frontières; murmure et fête à hauteur d’hommes - la Mer, elle-même notre veille, comme une promulgation divine......
SAINT-JOHN PERSE
extrait de “AMERS”
illustration, Juliette Beaudroit
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Dimanche 4 Juin 2006
Par O., Dimanche 4 Juin 2006 à 16:28 GMT+2 dans POÉSIE
illustration J.Beaudroit
Ne bat pas mon coeur
sous cette main trop douce
où tu voudrais parfois
poursuivant tes désirs
atteindre l’infini
Ne rêve pas mon corps
sous cette main trop sûre
de tes pensées cachées,
tes songes interdits
se briseront émus
Ne pleure pas mon âme,
sur trop de bonheur tendre,
il ne t’est pas permis
de vouloir tant et tant
de ces joies absolues
JB
4 Juin 2006
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Vendredi 2 Juin 2006
Par O., Vendredi 2 Juin 2006 à 15:33 GMT+2 dans POÉSIE
photo Briesing
La clarté du matin
est une aube nouvelle
elle illumine ton ciel,
un rayon de soleil
pénètre en ta maison
son univers magique,
par la fenêtre ouverte
des parfums de fleurs
charment cet endroit
où ton inspiration
grandit et s'étoffe
CF

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Jeudi 1 Juin 2006
Par O., Jeudi 1 Juin 2006 à 19:06 GMT+2 dans POÉSIE
la clarté du matin
a découvert un ciel
brumeux et lumineux,
ambré de l’or des jours,
et tes pas incertains,
ont cherché un abri
couleur de tendresse.
Viens, ne fuit pas
farouche et hésitant.....
....on t’attend !
11 mai 2006- jb

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