orchis-mauve

AMERS

Et vous, Mers, qui lisiez dans de plus vastes songes, nous laisserez-vous un soir aux rostres de la ville, parmi la pierre publique et les pampres de bronze ?

Plus large, ô foule, notre audience sur ce versant d’un âge sans déclin : la Mer, immense et verte comme une aube à l’orient des hommes.

La Mer en fête sur ses marches comme une ode de pierre : vigile et fête à nos frontières; murmure et fête à hauteur d’hommes - la Mer, elle-même notre veille, comme une promulgation divine......

SAINT-JOHN PERSE
extrait de “AMERS”
illustration, Juliette Beaudroit

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Vos commentaires

1 Le Lundi 5 Juin 2006 à 22:25 GMT+2, par souviens toi

La mer qui écume ses mots pour des maux amers qui blessent les flots de tendresse amitié

2 Le Mardi 6 Juin 2006 à 08:34 GMT+2, par orchis-mauve

tu ne me dis pas "souviens-toi" si tu connais ce poète, souvent difficile à saisir, mais envoûtant.
J'ai beaucoup feuilleté mes recueils pour trouver un extrait qui ne rebute pas.
bien à toi

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