orchis-mauve

SHEHERAZADE

Épuisée de la chaleur
brûlante
du ciel et de la terre
la parole éteinte
la bavarde se tait
enfin

plus rien à dire
plus rien à rire
plus envie de lire
les mots fondent
comme des nougats
roses

Rêver même épuise
seule une voix paisible
passant sur son front
en alizé rêveur
d’amitié sans désir
l’apaiserait

Mais le Sultan s’ennuie
lil faut le retenir
faire sourire un peu
ses lèvres et ses yeux
par des contes pimentés
d’humour et de gaité

Pauvre Sheherazade
si tu ne veux mourir

26 Juillet 2006 JB

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