orchis-mauve

FÉLINE LÉONNE III

 

 

Ce texte n'est pas destiné aux mineurs de moins de 18 ans 

 

 

IL fait glisser les bretelles de sa robe de soie, découvre ses petits seins qu’IL observe longuement. Léonne frémit, elle attend, cambre son buste. sous son regard
IL les enveloppe de ses longues mains, presse et pince les extrémités brunes qui durcissent.
Son regard se trouble un peu, IL continue en massant sa poitrine, légèrement, d’un geste impérieux, et finissant chaque fois sur les bouts bruns et fermes, le corps de Léonne est maintenant en arc, elle implore du regard, et commence une danse lente et volupteuse, ses hanches oscillant un peu, appellent  Elle se fait serpent, elle ferme les yeux, elle attend.....

“Comment t’appelles-tu”, murmure-t-il. Oh! cette voix....chaude, douce, aux inflexions presque tendres avec juste un peu d’autorité. Elle murmure, la vois cassée : “Léonne.”
“Ah! p
etite lionne ! cela me plaît, dis-le encore”. . Elle le répète, mais sa voix est presque inaudible. Elle voudrait tendre les bras vers lui, s’offrir plus, qu’il prenne possession de tous son corps, mais non, il promène simplement son regard sur ses hanches étroites, s’attarde sur la fourrure brune avec négligence, va jusqu'à ses longues cuisses charnues, et son regard revient à ses lèvres.

 


“Tu as une belle bouche, comme une cerise, je voudrais y mordre”.

illustration Juliette Beaudroit 


“Oui” souffle--t-elle. Enfin, il se penche sur elle, et prend ses lèvres entre les siennes. Comme elles sont douces, elle entr'ouvre la bouche, et de sa langue titille cette douceur, il la happe, et c’est une pénétration fougueuse, voluptueuse, Léonne a pris son cou entre ses mains, il ne partira pas, il ne doit pas partir.
Mais il s’est relevé brusquement.
Le regard est redevenu froid, la voix lointaine : “je dois partir” - Elle n’a que la force de murmiurer “quand ?” - “Ici, demain” Elle soupire en se retournant, le ventre contre le cuir froid et noir pour apaiser sa fièvre.
Elle l'entend parler dans la pièce voisine. "Entendu Monsieur", répond une autre voix plus rude

Un temps long, de rêve et de soupirs.....
Une voix sévère et administrative dit fortement dans la pièce voisine : “On ferme”.
Léonne se relève rapidement et se précipite ses chaussures à la main, dans l’escalier, traître, monumental, elle vole......
Ne pas être vue, fuir.....jusqu’à demain.......
 O.

 Copyright  2007

Vos commentaires

1 Le Mercredi 11 Avril 2007 à 14:02 GMT+2, par lasidonie

Sensuel à souhait, Orchis ! écrire sur ce thème sans tomber dans le raccolage vulgaire n'est pas facile. C'est discret, bien écrit, et évocateur.

2 Le Mercredi 11 Avril 2007 à 14:05 GMT+2, par orchis-mauve

Oh merci, Sido, comme tu le dis ce n'est pas facile d'être explicite sans tomber dans des mots trop crus.

3 Le Mercredi 11 Avril 2007 à 18:29 GMT+2, par arthémisia

quand? des chaussures?
Notre Cendrillon vit un rêve éveillé....

J'aime beaucoup cette douceur qui soudain, sous l'appel du corps, devient un désir impérieux...
A demain, Léonne!!!!

4 Le Mercredi 11 Avril 2007 à 18:34 GMT+2, par orchis-mauve

Petite A., je n'ai pas compris tes questions sur les chaussures.
La suite est prête, mais pas pour demain, il faut que je vous fasse un peu "mijoter"
Bizoux

5 Le Mercredi 11 Avril 2007 à 19:28 GMT+2, par souvienstoi

Subtilité sensuelle à la douceur appétissante qui dévore notre envie de découvrir la suite.. bise amitié

6 Le Mercredi 11 Avril 2007 à 19:32 GMT+2, par bleu-marine (chez souviens-toi)

sublime sensualité,...quand le désir est désir de l'autre,...échapper au désir, pour être repris par le désir !!
bravo, tite orchis !!
bizzzzzzzzzz

7 Le Mercredi 11 Avril 2007 à 22:01 GMT+2, par chrys

Bonne soirée , bises, christel
nb: demain un nouvel article ... un peu d'histoire!

8 Le Jeudi 12 Avril 2007 à 06:53 GMT+2, par Arthémisia

"Léonne se relève rapidement et se précipite ses chaussures à la main, dans l’escalier, traître, monumental, elle vole......"
Cela m'a tout de suite fait penser à Cendrillon courant dans l'escalier, avant que sa robe ne redevienne gueunilles et son carosse citrouille et perdant sa pantoufle de vair dans sa précipitation...
Tu nous écris un conte de fée, Orchis?....
sourires
Arthi

9 Le Jeudi 12 Avril 2007 à 15:09 GMT+2, par orchis-mauve

Ah! la suite ! cher Souviens-toi, ne fera qye vous mettre l'eau à la bouche
Amitiés

10 Le Jeudi 12 Avril 2007 à 15:11 GMT+2, par orchis-mauve

Chère Bleu-Marine, je crois que tu es passée "maître" (on ne dit pas maîtresse) en ma matière
Bizoux

11 Le Jeudi 12 Avril 2007 à 15:14 GMT+2, par orchis-mauve

Chère Christel, ton adresse de blog doit être fausse, je ne peux l'ouvrir.
amitiés

12 Le Jeudi 12 Avril 2007 à 15:15 GMT+2, par orchis-mauve

A. comme adorée, oui, c'est un conte de fée, mais que j'aurais aimé vivre

13 Le Jeudi 12 Avril 2007 à 15:43 GMT+2, par bero

très réaliste ce que tu as écrit , comme toujours , tu sais bien dire les choses
merci pour le compliment , à propos de mes pervenches
bisous bero

14 Le Jeudi 12 Avril 2007 à 15:52 GMT+2, par orchis-mauve

Mais cela ne te fait pas rêver, Béro, car ce n'est qu'un songe
Bizoux

15 Le Jeudi 12 Avril 2007 à 19:36 GMT+2, par Pascal Perrot

Ce ne sont ni la crudité ni l'explicite qui font la vulgarité, mais l'obligation de ceux-ci, y compris et surtout 'hors champ", c'est à dire lorsque le texte ne le nécessite pas. Il arrive pourtant qu'elle s'impose; et elle fait alors corps avec l'ensemble de l'écrit. Quoiqu'il en soit, ce texte est sensuel à souhait et ne peut qu'éjouir l'érotomane raffiné (si si …) que je suis.

16 Le Vendredi 13 Avril 2007 à 07:23 GMT+2, par Claude

Quel érotisme ma Juliette, joli moment de corps à corps. Tout en douceur... et caresse des yeux.
Tendresse

17 Le Vendredi 13 Avril 2007 à 10:09 GMT+2, par orchis-mauve

Ah! Pascal, je ne te connaissais pas sous ce jour, intéressant....
Je t'ai envoyé une visiteuse : Arthemisia. Elle est ravie de connaître ton blog
Merci d'avoir "aimé"

18 Le Vendredi 13 Avril 2007 à 10:11 GMT+2, par orchis-mauve

Ton jugement est important pour moi, ma Claude, j'ai aussi ce côté sebsuel, ....en pensées.....
Je tg'embrasse fort

19 Le Samedi 14 Avril 2007 à 18:33 GMT+2, par Lung Ta

Tu es juste bien arrivée sur mon blog aujourd'hui, pour un moment de plaisir sans attachement , ahahah ;-)
Merci de ton mot
Au plaisir de revenir ici lire ces textes sensuels et beaux
chaleureusement

20 Le Samedi 14 Avril 2007 à 19:14 GMT+2, par orchis-mauve

Long Ta, nous sommes sur la même longueur d'onde.

À te relire

O.

21 Le Dimanche 15 Avril 2007 à 16:56 GMT+2, par Pascal Perrot

Hé oui, les poètes sont à multiples facettes … Mais l'appétit de mots et d'émotions est également souvent un appétit de vie, appétit qui inclut les plaisirs de la chair. J'ai d'ailleurs publié un roman érotique, sous le pseudo d'Alain Mainard, aux Éditions Blanche "Nora la conquérante". À travers l'érotisme et la sensualité, on peut en dire beaucoup sur les rapports humains …

22 Le Dimanche 15 Avril 2007 à 17:19 GMT+2, par orchis-mauve

Pascal, là j'ai choisi un personnage féminin, qui accepte ce que l'homme lui offre, mais sans qu'il s'en rende compte le manipule, joue son jeu pour se faire désirer.
Donc je suis d'accord avec ta dernière phrase
Amitiés

23 Le Mardi 17 Avril 2007 à 23:43 GMT+2, par jp......

wouawo, je reste sans mot, j'ai vu un troisieme chapitre, j'y vais ... merci

24 Le Mercredi 18 Avril 2007 à 09:37 GMT+2, par orchis-mauve

Virus d'abord Léonne n'est pas "employée" par l'office du tourisme (tu n'as oas lu le premier chapitre), et de toute façon, ce serait faire preuve de bien mauvais esprit.... Elle n'est pas à la disposition de tous les visiteurs, elle a rendez-vous avec un inconnu. Lis bien

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