orchis-mauve

LE RÊVE.....

 

 

 

Cette nuit-là,
je me suis simplement envolée....
Vêtue d'une robe mauve,
munie miraculeusement de longues ailes blanches,
je suis partie
J’étais légère, légère, un souffle très doux me caressait
et faisait voler mes cheveux...
je traversais des nuages doux,  si doux,
ma chemise moulait mon corps, soyeuse...
tout était silence et mystére
Notre maison s'éloignait, je survolais la ville,
le Rhône de jade, la Saone sombre, les collines, tout dormait.
Puis j’ai atteint
les forêts, les prairies, les villages.

Prise d’audace, j’ai “fais l’oiseau”, au lieu de continuer devant moi,
je virais de l’aile, à droite, à gauche, montant, descendant,
enivrée de mon pouvoir

Un  grand aigle vint me rejoindre,
je ne vais pas vous dire qu’il me souriait, mais je sentais sa tendresse,
il était là pour me protéger, il le disait de ses lents battements d’ailes...
Nous avons continué ainsi toute la nuit,
lorsque le jour vint, il s’approcha de moi,
de ses plumes caressantes m'enveloppa
et nous sommes partis tous deux,
montant, montant toujours....
je n’étais plus qu’un désir, un bonheur, légère, légère.

Je me suis  réveillée lentement, sans heurt, dans un baiser
Et depuis, je vole toujours à la suite de mon bel oiseau

Juliette

http://beaudroit.com
 
participation à "Papier libre"
anti_bug_fck

 

16 commentaires - aucun rétrolien

OPHELIE

 

Ce poème n'est pas destiné à être lu par des mineurs 

... lire la suite

7 commentaires - aucun rétrolien

PRINCE ERRANT

 

 CE POÈME N'EST PAS DESTINÉ À ÊTRE LU PAR DES MINEURS

... lire la suite

10 commentaires - aucun rétrolien

LA PLAGE DÉSERTÉE


 

       La plage désertée     

de l’écume
incertaine
des soirs
Sable murmurant
son cri oublié
dur sourire du silence
dur présence de l’absence

n’oublie pas
la pensée timide
à la suite de tes pas
effacés
effarée
du poids de son éveil
du bruit de sa douceur

un chant tendre
s’élève
aux reflets incertains
sans pouvoir
sans vouloir
simplement là
soupir évanoui

Orchis

31 commentaires - aucun rétrolien

CHANSONNETTE

 

SUR LE THÈME DU TOURBILLON DE LA VIE

(chanté par Jeanne Moreau dans JULES ET JIM )

 

On s’est connu
un beau soir de mai
mon coeur étourdi
s’est pris aux filets

J’ai ouvert ma porte
il semblait si doux
il était si tendre
que je l’ai reconnu

comme le “bel ami”
toujours espéré
longtemps attendu
jamais rencontré

et je l’ai connu
c’était un amant
aux mains de douceur
au sourire satin

Mais j’l’ai reconnu
Et j’l’ai deviné
j’ai enfin compris
et je suis partie

on s’est connu
on s’est reconnu
et on s’est séparé
Et on  s’est retrouvé.....

dans l’Tourbillon d’la vie

Juliette

 

Publié également dans "Papier Libre"
http://papierlibre.over-blog.net/ 

16 commentaires - aucun rétrolien

AUX YEUX CLOS....

 

 

 

Aux yeux clos

du souvenir éteint 

vague mon âme

épuisée

 

À l'appel du temps perdu

effacé

chante mon coeur

réprouvé

 

Aux épreuves du désir

refusé

sourdent les larmes

du jouir

JB 

  

24 commentaires - aucun rétrolien