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DUO ÉROTIQUE : LE MARQUIS ET L'ENLUMINEUSE

 

 

ATTENTION !

 

Ce DUO n'est pas destiné à être lu par des Mineurs

 

Il est écrit avec CYR de POÉSIES ÉROTIQUES et Autres Amusements

 http://www.poesie-erotique.net/Amdcyrorchismauve.html 

 



I - Le concours


"Oyez Oyez !"
A ce cri en place publique
Accours un large public
"Oyez Oyez !"

"Le sieur Marquis de Satin
M'a fait mander ce matin
Pour annoncer ce bulletin :

Avis aux peintres de renom ou de loisir,
Sa seigneurie le Marquis désire
Qu'on fasse de lui son portrait.
Munis de vos pinceaux et chevalets
Présentez vous au château
Au plus vite, au plus tôt.

Un seul parmis les prétendants
Sera choisi sur une simple ébauche
Qu'il exécuera rapidement
Devant le Marquis, de profil gauche.

Oyez Oyez !
Faites circuler la nouvelle !
Si les peintures sont belles
Elles seront dûment rétribuées !"


Roulement de tambour
Et s'en va le troubadour...

© Cyr

*

Octavie, fille de peintre et enlumineuse à ses heures aussi, a eu vent de l'annonce...

Il serait merveille
Père
de faire portrait
de notre gentil Marquis

Rêveuse mignonne
ne crains-tu point
de laisser découvrir
ton secret joli

Oh Père!
à  la messe l'ai vu
me regardait bellement
a si avenante figure

Etre, ll te faudra,
vêtue en Damoiseau
et tes cheveux cacher
dessous un mantelet

Ainsi ferai mon père
en son château irai
et de lui si près
travaillerai heureuse

Ton souhait autorise
Petite O. ma fille
va faire honneur
à notre nom m'amie

© O

C'est ainsi que parée en damoiseau
Octavie s'en va au château,
Le subterfuge étant parfait
Elle y pénètre sans difficulté,
Evitant de trop parler
Aux gardes et valets.

Après une longue attente fébrile
C'est enfin son tour :
Plus question de faire demi-tour,
Elle s'avance d'un pied agile.

Le Marquis De Satin est là,
Assis sur une chaise
De profil,
Il ne la regarde même pas
Tout à son aise,
Tranquille.

A nouveau fébrile
Elle installe ses outils
et commence le portrait
Qu'elle exécute d'un seul trait.

Une sensation de chaleur étrange
Lui est montée au coeur
Et a guidé sa main.
Le Marquis lui a semblé un ange
Et l'amour vainqueur
A brûlé ses reins !

~

La lune dans la nuit se glisse
Et le Marquis a pu étudier
La douzaine d'esquisses
A son choix laissées.

C'est celle d'Octavie
Qui a retenu sans conteste
Toute son attention.
Elle a tant de vie
Et comme faite d'un seul geste
Avec force et passion,
Que le Marquis semble sous le charme
De sa propre image et verse une larme
D'émotion !

Le croquis est si beau et même si sensuel
Qu'il paraît traversé d'un désir charnel,
Voilà qui est bien mystérieux
Se dit le Marquis soucieux...

Le peintre serait-il un migon
Qui aurait pour lui une passion,
De celle qu'on a pour le même sexe ?
"Il ne faudrait pas qu'il se vexe
Que je n'ai point du tout ce penchant"
S'interroge notre homme en se couchant.

Mais, même si la nuit
Lui apporte un autre conseil,
Notre beau Marquis,
Plongeant dans un profond sommeil,
Sait déjà qu'il mandera l'auteur dudit dessin
A se présenter au château dès le lendemain.

Ne serait-ce qu'afin de percer le mystère
De cette si troublante affaire,
Il est fermement décidé
A lui faire exécuter
Autant de toiles que nécessaire...

© Cyr

*

Ocatve-Octavie
modestement vêtu
de son habit de peintre
cheveux tirés
serrés sous un bonnet
et de plus mantelet
son visage cachant
longuement a attendu

Pourquoi, la dernière
Mauvaise augure
trop jeune, trop petit
le fils à Maître Martin
on sourit en regardant
l'apprenti mincelet...

Les gardes à peine
l’ont aperçu
bousculé un peu
oublié

On l’appelle enfin
beau Marquis
le regard ailleurs
un peu s’ennuie
.
Octave rien n’ose dire,
se déplace en silence
cherche à rendre au mieux
les traits du beau seigneur
sa peau mate
ses yeux sombres
sa bouche de cerise

“Oh! si galant il semble
pense petite O.
voudrais là rester
l’admirer encore
Mais point ne me voit
sait-il que je suis là ?
semble m’oublier
et s’ennuyer...”

Vite, vite
son nez droit et fier
ses yeux sombres
ombragés de cils noirs
cette bouche  si douce
il  faut  l’ouvrir un peu
pour un sourire

Petite O.
son dessin a remis
en larmes s’est enfuie
ne le reverra plus

Nuitament en son lit
mains jointes , yeux clos
prie Belle Dame du ciel
de le revoir encore
et tristement soupire

Rêve son regard brûlant
sur elle égaré
une caresse pour elle
de sa main longue
sur sa main posée

et pourtant ne sait pas
ce qu’amour veut dire
et pourtant jamais ne sentit
ses petits seins si durs
ce frisson en son ventre
son coeur si fort battre....

Hélas, quand reverra
ses yeux si beaux....
à la messe peut-être
Dimanche pour la fête
du Saint joli
patron du beau Marquis

© O


II - Embuscade bucolique

 j.beaudroit (copyright)

Toute émue d'avoir été choisie, mais bien décidée,
Octavie se rend en la demeure du Marquis
Elle a pris soin de choisir, en guise d'habit,
Une tunique longue et ample pour cacher
Ses hanches et ses seins naissants
De tout regard l'investigant
 
Elle a bien fait se dit-elle
De prendre toute ces précautions
Car, s'entretenant seule avec lui,
Il la scrute avec tant d'attention
Qu'elle croit sentir ses noires prunelles
Traverser indécentes, de sa robe la nuit
 
Tandis qu'il la sonde de ses yeux de braise
Et qu'Octavie se tortille mal à l'aise,
Vivant comme une étrange torture cette curiosité,
Le Marquis plonge en d'étonnantes pensées,
A contre-courant
De ses habituels penchants :
 
"Que ce jeune peintre
Me semble si beau...
Que j'aime cette crainte
Qui fait rougir sa peau..."
 
"Son visage est si fin,
Ses yeux vert si profonds,
Que je sens naître en mon sein
De troublantes émotions..."
 
Le Marquis décide alors
D'entraîner au dehors,
Dans son domaine forestier
Loin de toute garde rapprochée,
Le jeune dessinateur
Qui craint venue son heure !
 
Emportant avec lui plusieurs tenues
Le Marquis explique, subtile excuse,
Que la lumière du jour et des nues
Sera certainement plus claire et diffuse
Pour exécuter avec précision
Une oeuvre digne de ce nom
 
Arrivés dans une propice clairière,
Jouant de séduction
Et de provocation
Le marquis essaye ses affaires
 
Il soumet ainsi
A l'avis d'Octavie
Divers parures et habits,
Au beau milieu de ce bois
Allant à chaque changement
Jusqu'à se mettre entièrement
Nu - sans que cela soit
Nécessaire forcément
 
Octavie qui a déjà aperçu
Dans l'atelier de son père
Les éclats de peau nue
De modèles tout de chair,
Nage pourtant, ici, en aux troubles
 
Sa tension redouble
Elle se sait seule cette fois
Avec le Marquis, dont les attributs
Sont comme des appats
Qui électrisent et brouillent sa vue !
 
Le Marquis la questionne
Sans cesse sur la tenue à choisir,
Tandis que sa propre bouche
Nul mot n'entonne
De peur de se trahir
Et de lui faire prendre la mouche
 
Le Marquis alors conclu
En ne choisissant
Aucun de ses vêtements
Offrant son corps, chaud et nu,
Jouant l'innocence printanière
Parmis les fleurs, le vent et la lumière

© Cyr

*

Petite O. a pris bain ce matin,
avant que de se rendre
au chateau du marquis joli
a lavé ses longs cheveux
bruns et bouclés légèrement,
emprisonnés  en un bonnet.
a mis tunique large et longue
dessus ses braies.

Et sort Octave de la maison
bravement, avec toile et couleurs
bons pinceaux également.
Le marquis a dit un portrait...
quelle pose lui faire prendre
pour ne point rencontrer
son regard noir et curieux
interrogeant, troublé

Octave craint fort les doutes
de ce marquis malin
qui attarde son regard
trop longuement
avec grande curiosité
sur son visage ému..
Cacher son émotion, il faut,
et dire l’honneur si grand

Surprise ! Au chateau
le Marquis veut avec O.
un habit choisir
demande son avis
d’un bucolique portrait
sous la feuillée étendu
avec chants d’oiseaux
et fleurs épandues.

Sa garde robe fait porter
dans la proche forêt
et ses gens.renvoie
Seuls sont maintenant..
“Que choisir?” dit-il
“ce bleu costume
de bleu velours frappé
et d’or brodé ?”

“Ou ce rouge habit ?
que t’en semble Octave?”
Le petit peintre ému
répondre n’ose point,
trop douce sa voix
dit “oui”, dit “non”
dit “peut-être”
gentiment bégaie

Du marquis le regard
se  charge de surprise
et en silence prie :
“oh, Vierge si sainte”,
point ne laissez
mon secret découvrir”
Mais sans gène aucune
le bel homme se met nu
pour d’habits changer
plus à l'aise


 photo Cyr (copyright)

scrute Octave empourpré
avec malice et trouble
“nu tu me peindras”
s’étend  et s’étire
sur la belle et douce herbe
son corps tout exposé
son sexe en ses broussailles
légèrement frémit

© O

*

Sexe au repos, charnu, flexible au gré du vent,
Tel un hypnotique pendule entre ses cuisses ballotant,
Le Marquis bientôt déambule,
Essaye et tente diverses poses
- Tantôt pudique tantôt il ose -
Sous l'oeil d'Octavie qui tintinabule
- Tantôt craintive tantôt ravie -
Crayonnant sur le vif ce corps plein de vie.

L'excité enfin s'arrête, s'adosse
Contre un tronc d'arbre poussant à l'oblique,
S'étire, faisant saillir soudain les os
De sa presque imberbe cage thoracique.

Une jambe repliée et l'autre tendue
Où s'étale imposante sa verge velours,
Le Marquis s'allonge en une sensuelle arabesque.
Octavie peut enfin, dans la lumière du jour,
Profiter tranquillement de la vue
De ce corps, ô si nu, aux allures faunesques...

Elle dessine,
Attentive aux courbes des muscles
Au grain de la peau
Au jeu des rayons du soleil...
Elle imagine
Aux creux des ombres en sommeil
Sa main qui cours sur son dos
Tandis qu'elle s'ennivre de son parfum de musc...

Comme s'il avait lu dans ses pensées
Le Marquis s'est brusquement levé.
Il la rejoint, se glisse derrière elle,
Puis porte son regard sur l'ébauche déjà belle.

Et comme dans sa rêverie
La douce et jeune Octavie
Sent l'odeur masculine
Envahie ses narines...

© Cyr

*


Serieux Octave
si calme paraissant
dessine le visage
beau
le regard vif
et souriant
de cils ombrés
la bouche charnue
la belle chevelure

Evite à son regard
de descendre
vers la verge souple
sur la cuisse posée.
N’est pas si innocente
et sait ce qu’est l’émoi
et ce parfum d’homme
sous le chaud soleil
jusqu’à elle s’épand

Brusquement levé
il s’est approché
passe derrière elle
observe le dessin
et se penchant,
amicalement
pose une main pressante
sur l’épaule dodue
et frêle

Curieuse,
la main hésite
impatients
les doigts frôlent
glissent
jusqu’au petit sein
ferme et  frémissant.
O. est émue
dit “non !”, veut se lever

Le Marquis, dans un rire
retient la jeune oiselle
contre sa verge ferme
bouscule le bonnet
dans ses mains reçoit
souple la chevelure
brune et ondulée
comme une cascade
chaude.

Octavie s’est levée
se retourne effrayée
sur sa poitrine croise
ses jolies mains
de peinture tachées
De ses yeux verts
éplorés et émus
observent du marquis
le regard ravi et étonné...

© O


Suite  (prochainement...)

III - Leçons de choses
 

Vos commentaires

1 Le Lundi 2 Juillet 2007 à 06:32 GMT+2, par Morgan

Merveilleux... Délicieux...
La suite.....?
Pleeeeease...!

2 Le Lundi 2 Juillet 2007 à 06:42 GMT+2, par Laurent Morancé

Fabuleux " Embuscade bucolique "... Je le veux !

3 Le Mardi 3 Juillet 2007 à 06:48 GMT+2, par arthémisia

Marquis et peinteresse semblent très bien partis pour vivre lestement de bien folles ivresses...
Bravo à tous les 2 mes amis!
bisous
Arthi

4 Le Mercredi 4 Juillet 2007 à 12:02 GMT+2, par orchis-mauve

Laurent, la suite est très prometteuse, il faut t'attendre au "pire" avec Cyr, je suis comme je peux, en discrète et amoureuse Octavie

5 Le Mercredi 4 Juillet 2007 à 12:07 GMT+2, par orchis-mauve

Morgan, la suite est en cours d'écriture, sur papier bien sûr/ Mais je me mets à regretter.....

6 Le Mercredi 4 Juillet 2007 à 12:09 GMT+2, par orchis-mauve

Arthi, on fait pour me mieux, mais après : accroche-toi bisous

7 Le Mercredi 4 Juillet 2007 à 17:29 GMT+2, par arthémisia

je vous connais tous les 2 et cela justement me laisse prévoir de bien belles joyeusetés.
bises à vous 2 et une toute spéciale pour toi!!!
Arthi

8 Le Jeudi 5 Juillet 2007 à 15:19 GMT+2, par orchis-mauve

La suite est effectivement assez "chaude", Petite O fait un bel apprentissage
bises coquine

9 Le Jeudi 5 Juillet 2007 à 21:40 GMT+2, par Gérard

une belle leçon de peinture à vous coupez le souffle.
Bonne fin de semaine.
Gérard

10 Le Samedi 7 Juillet 2007 à 22:02 GMT+2, par orchis-mauve

les rôles sont inversés, mais la petite "enlumineuse" s'y prête volontiers Amitiés

11 Le Mercredi 11 Juillet 2007 à 02:12 GMT+2, par Morgan

Merci pour la réponse.
Je viens presque chaque jour, guettant...
Je suis comme la soeur d'Anne ;-) ...dans l'in-patience.
Quant aux regrets...

Si le Verbe est Beau...
Si le Verbe est Chaud...
S'il est Chaud dans le Beau
et Beau dans le Chaud...
L'un de l'autre ils emplissent l'Espace
et pour les regrets il n'y a pas de place...

12 Le Mardi 17 Juillet 2007 à 22:50 GMT+2, par orchis-mauve

Encore un peu de patience, nous peaufinons la suite, il faudra vous accrocher ; Cyr est un fameux coquin!!!!

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