DUO : LE PARADIS
Ce Duo n'est pas destiné à des mineurs
Amants s'embrassent
Avec tendresse, avec passion.
Leurs langues valsent et s'emmèlent
En de troublantes ritournelles,
Mais celle du Marquis soudain
S'arrête et se tend
Tandis qu'il presse dans le même temps
Sa verge contre le bassin
De la jeune Octavie
Submergée par l'envie.
Comme un ancestral et extatique réflexe
(Quand elle buvait au sein de feu sa mère)
Octavie enroule sa langue sur celle, raide et fière,
Du Marquis qui la lui offre tel un sexe.
Elle tète alors l'appendice qui salive
Suce cette muqueuse qui s'affermi de plus belle
Et sent le baton de chair tout contre elle
Qui s'allonge et grossi encore, réponse vive
Entre ses douces cuisses
A ce jeu plein de malice...
Rompant le sort, le Marquis quitte sa bouche empourprée,
C'est pour mieux lui en faire d'autres sur sa gorge déployée.
Caressant de sa langue l'arrondi de ses jeunes seins
Il respire le naturel parfum s'exhalant en leur sein,
Puis continue sa langoureue descente
Vers son petit ventre rond qui le tente,
Tandis qu'Octavie sent sur une de ses cuisses
La trace humide d'un mielleux calice :
Sceau laissé par le membre viril,
Manifeste d'un plaisir érectile...
La bouche de Cyr sillonne en des chemins sensuels :
Au nombril s'immisce,
Fait le tour du pubis
Dardant la langue à la lisière des poils rebels.
Sensations délicieuses, électriques !
Les jambes d'Octavie s'écartent magnifiques,
Elle s'offre indécente malgré elle
Par un mouvement incontrôlable et naturel.
Le Marquis accompagne cette offrande :
De ses mains puissantes, aériennes,
Il soulève les jambes qui se tendent
Puis balaye de ses cheveux
Le ventre, la toison, la naissance des fesses,
Fait d'Octavie l'envie toute sienne,
Lui murmure dans un souffle :"je te veux..."
Et tandis qu'Octavie consentante ferme les yeux
Il vient poser sa bouche chaude, humide,
Souple, soyeuse, douce et d'elle avide
Sur son sexe qui s'ouvre à cette promesse...
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" Laissez moi maintenant ma mie
Vous montrer d'autres paradis.
Je vous propose
Une certaine pose
Qui vous fera cette fois par vous-même découvrir
Vos intimes mécanismes, votre plus profond plaisir...
Prenez place à califourchon
Sur ma verge d'étalon
Et ouvrez vos jambes tel un pont.
Oui comme cela. " (Ô la belle position
Où je peux contempler votre divin con
Et toucher aussi vos mamelons...)
" Prenez d'une main mon sexe érigé
Et faites le dans le vôtre coulisser.
Lâchez. Et sentez comme ma fraise palpite
Dans votre chaude et rose pépite...
Puis remuez en ondulant du bassin
Pour descendre à votre rythme souverain
Et vous combler jusqu'à la garde enfin ! "
Octavie finissant pousse un somptueux râle
Qui réjoui d'aise du Marquis l'orgueil mâle...
Le Marquis continue :
" Dirigez votre vulve comme s'il s'agissait d'une main
Pour caresser de l'intérieur mon membre d'airain.
Ô oui ! C'est cela ! C'est si bon Octavie !
Sentez comme mon vit prend en vous soudain vie !
Comme vous êtes si belle et si nue ! "
Voilà alors Octavie qui ondule telle une chamane
En contractions intérieures et cercles concentriques
Sur l'épée du Marquis, puissant organe,
Tandis qu'en eux circule le plaisir tantrique...
Puis elle achève cette longue danse
En une symphonie orgasmique
Allant et venant comme en transe
Vertigineux ascenseur
D'un bout à l'autre de la trique
Chantant sa jouissance en rires et pleurs
Tandis que coule semence et sueur...
Étonnée ,Petite O.
également troublée
obéissante aussi
du Marquis
fait ce que dit
malgré elle
pris de folie
son corps
dans un vertige
ondule
de ci de là
sa vulve s’offre
se rétracte
en merveilleux vertige
et leurs voluptés
envolent
leurs esprits
éblouis
O.
Après si divine danse
Et si belle jouissance
Les deux amants roulent l'un sur l'autre
Dans un dernier corps à corps.
Octavie trouve si bon d'avoir commis la faute
Qu'elle en redemanderait bien encore !
Mais tandis que s'unissent leurs bouches,
Le soleil va déclinant, bientôt se couche,
Et Octavie a promis à son père
De ne point rentrer trop tard.
Il leur faut rassembler leurs affaires,
S'habiller, faire semblant de ne plus avoir
Envie de se donner du plaisir,
De se pâmer dans l'océan du jouir...
Chacun alors s'en retourne chez lui,
Mais, tout au long de la nuit,
Rêve à n'en plus finir
Taraudés par le désir :
Lui, dans des fantasmes plus que torrides,
Elle, de sa présence sentant le vide,
Lui, phallique, éternel amant
Et elle qui en fait son prince charmant.
Qui sait ce que l'avenir leur réservera
Cette nuit en tout cas
Longtemps ils froisserons leurs draps...
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De tant de jouissances
Ravie
Veut encore, Petite O. ;
Profiter
Et ouvre déjà ses bras
Quand sonne l’Angélus.
« Oh! Sainte Vierge
Pardon,
Allais oublier heure de confesse »
« Ah ! dit le marquis, secret doit rester
Même pour Monsieur le Curé »
-« Bon, ainsi ferai, je l’aurai oublié »
«- Que je te baise m’amie,
pour si jolies paroles,
mais il te faut rentrer »
-« Avant veux me laver
dans le ruisseau proche,
Viens avec moi, Cyril »
Délicieuse idée,
Ils vont en courant,
Dans l’onde bruissante se tremper
Nus comme nymphes et dieu Pan
Riant et s’aspergeant
Pour laver traces
De leur péché joli.
Rafraîchis et beaux
Comme dieu et déesse
Par l’eau de la nature
Se roulent encore à deux
Avant de se quitter
Pour sagement rentrer
« M’amie jolie quand te revoir
–« oh ! bientôt,
demain peut-être
aime tant vos leçons ! »
« Si tu es sage, douce enfant »
-« Ai fait tout ce qu’ as dit,
mais veux encore apprendre
ai cru au paradis »
« Te ferai dire
Par un page, ma jolie
Quand à nouveau viendrai »
Baise doucement les lèvres
Purpurines
Et mettant leurs habits,
Chacun part en son gite
Petite Octavie
En rêve, ses leçons a reprises
lascive entre les bras
de son marquis joli
frémissante toujours
recommence son jouir
encore et encore
Cyril heureux et fatigué
N’a pu pourtant dormir,
Jusqu’à l’aube en ce corps tendre
Si naïvement offert
Reprenant son plaisir
Rêvant à tout ce qu’il pourrait
Encore lui apprendre
Si docile et si neuf
O.
Qui sait ce que l'avenir leur réservera
Cette nuit en tout cas
Longtemps ils froisserons leurs draps...
Par O., Samedi 1 Septembre 2007 à 18:05 GMT+2 dans AU JARDIN DES DÉLICES (article, RSS)







