Poème de Robert Desnos, gentiment mis à ma disposition
par ARTHEMISIA

J’ai rêvé tellement fort de toi,
J’ai tellement marché, tellement parlé,
Tellement aimé ton ombre,
Qu’il ne me reste plus rien de toi.
Il me reste d’être l’ombre parmi les ombres
D’être cent fois plus ombre que l’ombre
D’être l’ombre qui viendra et reviendra dans la vie ensoleillée.
Robert DESNOS
Par O., Jeudi 20 Mar 2008 à 18:14 GMT+2 dans POESIES AMIES (article, RSS)
Vos commentaires
Le Jeudi 20 Mar 2008 à 18:49, par vallisneria
Ne me quitte pas
Je ne vais plus pleurer
Je ne vais plus parler
Je me cacherai là
A te regarder
Danser et sourire
Et à t'écouter
Chanter et puis rire
Laisse-moi devenir
L'ombre de ton ombre
L'ombre de ta main
L'ombre de ton chien
Ne me quitte pas
va savoir pourquoi je me suis mise à fredonner cette chanson de Jacques Brel en (re)lisant cet étourdissant poème de Desnos..
ce sont de merveilleux poètes tous les deux, tellement passionnés, tellement passionnants !
Le Jeudi 20 Mar 2008 à 19:00, par catherine
C'est drôle mais ce poème, je ne le comprends pas. Je n'arrive pas à savoir s'il parle d'un amour heureux ou malheureux.
Il ne reste plus rien de toi, je ne suis même plus une ombre mais la vie est ensoleillée????
Suis trop bête, comprends pas!
Please, spliquez-moi
Le Jeudi 20 Mar 2008 à 21:04, par patriarch
Sais tu que c'est son dernier poème qu'il envoya à sa femme,du camps de concentration où il mourut. il est mort bien trop jeune !! Bises !
Le Dimanche 23 Mar 2008 à 09:09, par souvienstoi
Magnifique chanson qu'exprime Brel avec intensité , des mots forts et justes qui ne nous laissent pas insensibles..... bise amitié
Le Dimanche 23 Mar 2008 à 09:40, par O.
Merci Vallisneria, tu as tout dit de ce qu'il fallait dire///
Bises
Le Dimanche 23 Mar 2008 à 09:42, par O.
Je le savais, cher Patriarch, mais je n'ai pas voulu le dire (peut-être à tort) pour laisser sa pureté au texte
Le Dimanche 23 Mar 2008 à 09:46, par O.
Merci SouviensToi, je ne doute pas que ces mots, qui te rappellent Brel, résonne en toi... souvire
Le Dimanche 23 Mar 2008 à 09:49, par O.
Chère Catherine, je crois que les commentaires précédents doivent t'éclairer
Ce poème a été trouvé dans sa poche, après sa mort en camp de concentration, ... il était adressé à sa femme
Bises à toi
Le Lundi 24 Mar 2008 à 16:35, par catherine
Oui, tout s'éclaire à présent !
Le Lundi 24 Mar 2008 à 18:05, par Arthémisia
Merci Ma Juliette d'apprécier mes choix...Je t'embrasse
Arthi
Le Mardi 25 Mar 2008 à 17:35, par O.
Je pense que tu n'en doutais pas... sourire
bises tendres