
extraits d'un poème de René Char
(offert par Arthémisia
http://corpsetame.over-blog.com/
Les mots naufragés,
berceurs comme la houle
d’un océan profond,
légers comme des brumes
rêveuses et souveraines
échappés en cascades
bruissantes et passionnées,
en plaintes impuissantes
à retenir l’espoir,
en bonheur d’aimer,
en adieu sans retour
nous quitteront peut-être
pour de lointaines escales
au pays de sagesse
O.
Par O., Lundi 14 Avr 2008 à 00:23 GMT+2 dans POÉSIE (article, RSS)
Vos commentaires
Le Lundi 14 Avr 2008 à 09:57, par Viviane
des mots berceurs ne peuvent pas nous quitter
impossible (sourire)
nous les aimons tant...
Le Lundi 14 Avr 2008 à 13:28, par patriarch
en quelques mots,l'image peut être forte. pas besoin d'épître !!
Le Lundi 14 Avr 2008 à 22:23, par catherine
Les mots sont peut être naufragés mais ils sont bien joliment tournés !
Bise
Le Mardi 15 Avr 2008 à 22:58, par Arthémisia
Merci, Orchis de si bien savoir regarder dans la même direction que moi.Et quelle direction! Char, il ne devrait pas être possible de passer à côté.
bises
Arthi
Le Jeudi 17 Avr 2008 à 19:05, par souvienstoi
Les mots qui ondulent sur cette mer démontée que les vagues emportent dans l'écume de la vie , sans cesse en mouvements sans voir l'horizon d'une poèsie... bise amitié
Le Samedi 19 Avr 2008 à 00:45, par B.
Toujours quitter pour mieux revenir... Les mots ne sont point le vrai naufrage. Juste des vagues crépusculaires aux embruns mauves des jours sans épaisseurs. Juste des cascades de sons, des rimes imparfaites et apostolaires. Juste des courants d'air pour les chars ruisselants l'impuissance de la sagesse pour nous souvenir qu'il ne sert à tien de se grimer ou de paraitre. Osons, osons nous, nous-même.
Le Vendredi 9 Mai 2008 à 18:48, par O.
Chère Viviane, nous sommes la proie des mots, bourreaux adorables...
Bises