orchis-mauve

OPHELIE

 

Ce poème n'est pas destiné à être lu par des mineurs 

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PRINCE ERRANT

 

 CE POÈME N'EST PAS DESTINÉ À ÊTRE LU PAR DES MINEURS

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LE JEU D'IRENE : DANS MON PETIT JARDIN

 

Ce texte n'est pas destiné à être lu par des mineurs 

 

Ecrire un texte (poème, prose etc..., commençant par :

DANS MON PETIT JARDIN

le texte doit contenir les cinq éléments suivants :

- CAMELIA (une fleur)

- AMELIE (un prénom)

- L'AUBE (moment de la journée)

- BLANC (couleur)

- CALLIGRAPHIE (art)

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RÊVEUSE IMPÉNITENTE

 

 

 

Ce poème n'est pas destiné à être lu par des mineurs 

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FELINE LEONNE V

 

Cet article n'est pas destiné à des mineurs de moins de 18 ans. 

 illustration Juliette Beaudroit

 

  

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FELINE LEONNE IV

Ce texte n'est pas destiné à être lu par des mineurs

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FÉLINE LÉONNE III

 

 

Ce texte n'est pas destiné aux mineurs de moins de 18 ans 

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FÉLINE LÉONNE II

 

Ce récit n'est oas recommandé aux mineurs de moins de 18 ans

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FÉLINE LÉONNE

 

 

Ce texte et sa suite ne sont pas destinés à être lus par des personnes de moins de 18 ans.

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"UN JARDIN SUR L'ORONTE (suite II)" de Maurice Barrès




Je crois que vous attendez la suite de ce livre délicieux...
>Sire Guillaume doit retourner à Damas et convainc Oriane de le suivre. Mais elle ne vient pas au rendez-vous, il part seul, espérant encore la retrouver en chemin .
A Damas, elle n’est pas là, il veut repartir, mais est emprisonné et ne peut s’échapper qu’après de nombreux mois.
Arrivé à Qalaat il retrouve Oriane au château, redevenue châtelaine et l’épouse du Prince d’Antioche. Ils ne peuvent se rencontrer qu’après de longues semaines. Il l’accueille par ces mots
:

«- Maintenant je te tiens ! quand partons-nous vers Damas. Dis-moi d‘une phrase claire que tu veux venir avec moi
….mais Oriante, surmontant l’émoi de cet accueil violent, va droit à son agresseur, les yeux dans les yeux, la parole et l’âme tout en flammes :
- « Sans me plaindre, sur ces cailloux, sans avoir peur de la mort qui ne me serait pas épargnée, brûlée du soleil, déchirée par les ronces, j’accours, je viens me jeter par amour sur cette misérable natte  et ce sont des reproches que je trouve sur ta bouche et, plus encore, dans ton cœur. Cependant quel crime ai-je commis ? J’ai cédé à la force, je suis entrée malgré moi dans le lit d’un nouveau maître. ……C’est toi qui m’a laissée à la honte d’un partage, comme un vil butin et qui m’a livrée aux orgueilleux caprices de tes compatriotes chrétiens……
- Réponds cependant. Pourquoi ne m’avoir rejoint sur l’Oronte, ni à Damas ?
- Eh ! le pouvais-je ingrat ?.....
- Alors le chef t’a choisie ?
- Personne jamais ne me choisira. C’est moi qui sait me faire supplier.
- Le soir même quand je t’attendais et comptais sur la parole jurée.
-  Non….
…Lui ne m’a pas brusquée, il a fait tout au monde pour me plaire ; il a su m’émouvoir. Je te croyais mort.

«  ….Isabelle, Isabelle, appelait le jeune homme avec épouvante et désespoir, vous l’entendez…..Je joue avec une charmante couleuvre, innocente, subtile, mon amie et soudain la tête s’aplatit et le dard apparaît, c’est une vipère…… Qu'elle vive, et que moi je cesse d’exister !

Mais Isabelle la  sage :
-    Ne sauriez-vous prendre un peu de bonheur ! Rappelez-vous ce que dit le poète : « Entraînée par le blanc coursier du jour et par la cavale noire de la nuit, la vie galope à deux chevaux vers le néant »
Sur la pauvre natte de jonc, recouverte de fleurs, elle jetait leurs manteaux, et Oriante attira contre elle son ami :
- « Que je sois plus glacée que la brebis quand privée de sa toison elle demeure exposée à la pluie et au froid de l’hiver, si ce n’est pas toi que j’aime.
….Et lui :
-  Oriante, après tant de jours écoulés, je retrouve enfin ta voix, ton regard et tout ce qui rayonne de toi m’enchante et me fait mal….
Le charmant visage aux yeux pleins de feu, penché sur lui, l’empêcha de poursuivre plus avant une plainte devenue mensongère. Et tandis que les deux amants demandaient au plaisir d’apaiser et de confondre leurs âmes, Isabelle s’occupait à préparer les provisions qu’elle avait apportées dans sa corbeille. »<
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TROUBLE





Le regard oublié glisse
entre les paupières,
lèvres entr’ouvertes,
buste moulé, offert
aux transparentes
et sages dentelles
fievreusement lové
du mouvement lent
lascif et ondulant,
des amantes heureuses

tout est attente
seuls ses doigts
minces et blancs
glissent en promesses
légères, amoureuses
sur l’ivoire consentant
s’offrant à ses caresses
longues et possessives.

Dans le silence parfait
palpitant de désir,
le corps offert
et frémissant
oublieuse du lieu
de l’heure
de la foule


La pianiste joue

O.
15 Mars

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AU JARDIN D'ORCHIS







Orchis belles à mourir

ambrées de mes espoirs
rosées de mon jouir
pâlies de mes craintes
mauvées de mes larmes

Orchis lentes à s'offrir

Douces entre tes mains
souples entre tes doigts
offertes à chaque jour
silencieuses en soupirs

Orchis teintées de nos désirs


O.



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"UN JARDIN SUR L'ORONTE" (suite) de Maurice Barrès






Après les délices de l'espoir, voici le moment de LA RECONTRE DES AMANTS......

"À la nuit, la suivante vint prendre Guillaume par la main et le mena en secret dans la chambre dorée d'Oriante (la Sarrasine). Tandis qu'il glissaient à travers l'ombre des longs couloirs, la jeune femme, en guise d'adieu à leurs plaisirs (le cher Guillaume n'avait pas perdu son temps ni son "savoir" dans l'attente stérile et la solitude ! - apparté d'Orchis) qu'elle sacrifiait à l'amour lui récita les vers du poète :
"la tulipe fleurit promptement et s'en va légère et rapide, mais le rubis qui se forme lentement ne craint rien du vent ni de la pluie et traverse toutes les saisons".

Le jeune homme pleura d'enivrement en s'agenouillant devant la Sarrasine, qui lui disait :
- Comme je t'ai attendu, avant même que je te connaisse ! Que de fois avec quelle ardeur je me suis répété :
Quand viendra-t-il dans ma chambre, celui dont mon espérance m'assure qu'avec lui et jusqu'à la mort je serai reine et heureuse. Au milieu du chaos de dangers qui nous pressent, hâte-toi, ami de mon coeur. Tout ceci t'appartient"
Son visage brillant et pur, ses mains délicates teintées de henné, ses petits pieds fardés, tout son corps d'ambre et de jasmin répandait la douce lueur d'une lampe de mosquée. Jusqu'à l'aube dans la citadelle, on entendit les hululements des femmes auprès du cadavre royal (oui, il était mort au combat, évitant ainsi à son épouse de le tromper).
Eux, cependant, ils semblaient le repos d'un agneau dans les bras de son jeune berger ou l'innocent enroulement d'une couleuvre sans venin, qui s'est glissée, pour s'y réchauffer, sur le coeur d'un enfant qu'elle aime. Dans ces minutes, où il rassasiait les désirs de son corps et de son âme, Guillaume vivait hors du temps.
(Ouin c'est tout,.....nous n'en saurons pas plus)

Maurice Barrès

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UN JARDIN SUR L'ORONTE"" de Maurice Barrès







Ce texte est de Maurice Barrès, je ne connaissais pas cet aspect de ses écrits :

"Le lendemain soir, l’Emir, quand la lune mettait son mystère sur les feuillages, conduisit Guillaume à travers les jardins, dont nul n’avait jamais obtenu l’entrée à ces heures de la nuit. Les roses dormaient sur les rosiers et près des roses, les rossignols, et dans les kiosques veillaient les sultanes. Ces minces petites lumières, le parfum des fleurs et le silence faisaient une si violente promesse de bonheur que l’on sentait qu’il allait éclater quelque enchantement.

Ils s’assirent sur des tapis, en dessous d’un balcon obscur qu’enveloppaient de longues glycines. On entendit un bruissement de plantes et de soies froissées, puis une voix saisissante s’éleva :
« La rose dans sa brève saison, se hausse par-dessus les clôtures, et le rossignol l’émerveille en lui racontant l’univers….Rose fortunée de courir le monde, en esprit, sur l’aile du rossignol ! Moi, j’ignore les voyages, les périls, l’étonnement, et si la rose tient ses couleurs des blessures du rossignol, nul cœur, devant moi, ne saigne »
Il y eut un silence plein de ténèbres et de parfum et puis la voix repris :
« Les fleurs ont-elles vécu avant que le maître ait passé ? Dans les jardins déserts et sur les tapis éclatants, que de proie pour la douleur et pour l’amour ! »

Quand la musulmane chantait, les paroles pourtant si tendres, faisaient la moindre importance de cet enchantement. Mais un cœur fier éclatait, une eau fraîche jaillissait, sur des mains brûlantes de fièvre. Elle murmurait des cris insensés qui enthousiasmaient le sang …..et l’on était épouvanté de se sentir ravi d’une mortelle poésie.
Après chaque strophe, elle avait une pause, un temps de rêverie, puis une sorte de gémissement, en notes vagues, et suspendait de se raconter pour que l’on suivît mieux son sillage, comme la fusée, à mi-chemin des étoiles, épanouit son cœur brûlant et retombe en gerbe de feu……."

UN JARDIN SUR L’ORONTE
Maurice Barrès<
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JE SUIS STATUE D'ARGILE







UN POÈME DU DÉSIR ANCIEN


Je suis statue d'argile
je n'ai d'autres refuges
que tes bras et ta voix
et seules tes mains savent
caresser sans fêlure
et mes seins
et mes reins
épanouir mon corps
et rythmer de ma voix
les cris rauques et longs
du plaisir de jouir

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