orchis-mauve

DHUDUP GYAL, POÈTE TIBÉTAIN

 

 

 

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"SI INTENSÉMENT" de CATHY dans POÉSIES d'une AMIE

 
 
 
 
RÉSERVÉ AUX ADULTES
 
 

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OMBRE PARMI LES OMBRES

 

 

 

   Poème de Robert Desnos, gentiment mis à ma disposition

par ARTHEMISIA

 

 

 

 

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INSTANT FROISSÉ

 

 

 

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PASCAL PERROT dans insurrectionpoetique

Je vous conseille vivement de lui rendre visite après l'avoir lu .

J'aime beaucoup ce qu'il écrit, à la fois insolent, frondeur et poètique

Vous trouverez l'adresse de son blog: INSURECCTION POÈTIQUE dans mes miens 

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POESIE DE JACKIE PLAETEVOET

TITRE_IMAGE

J.Beaudroit

CALICES

Puits perdus s'épandent
en sources murmurées
pour de troubles désaltérances
ponts suspendus
même pendus fomentent
des aspirations d'envol
autour du ciel et de la terre
paume ouverte
recueille toujours
quelques pépites d'or

Jackie Plaetevoet
Poètesse-Editrice

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POUR JULIETTE

TITRE_IMAGE

Illustration
Juliette Beaudroit


Les regards sont les épices de nos voix

En les alliant

En les prenant à témoin

Certains nous redonnent

le goût et le courage de nous retourner

sans avoir en peur

l'idée de sel qui nous taraudait

la statuaire insupportée

de nos plus grands chagrins

Savourons donc nos regards

très tendrement

dans la prudence du poème

Ne les cachons plus

Mth PEYRIN 20/04/06

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TEXTE POÈTIQUE D'HERVÉ MICOLLET

illustration Pierre Bonnard

Chère amoureuse de récit, il ne faut pas espérer non plus le moindre
évènement dans ce pays. Rien n'arrive et c'est ce "rien n'arrive"
qui est reçu de plein fouet au bord des fenêtres de campagne.
Même la rosée manque aux crépuscules.
Et ce que je vois est sans prises, et m'ignore tranquillement.

Patience, voici un échantillon de fenêtre; soit un merisier et du buis,
un acacia en contrebas, surmontant lui-même des lauriers,
puis du lilas, loin déjà dans la profondeur du cadre, à l'entrée
du jardin potager avec des choux, puis des salades, puis
des poireaux, puis des haricots, puis des tomates, puis trois
pommiers, faisant ombre aux ruches qui se répandent dans la haie;
un beau désordre, cette haie, des noisetiers et des pruniers
sauvages, quelques frênes aussi qui drageonnent follement,
et dans le feuillage des frênes, l'autre versant, la colline
du village, de l'église, dont la pointe touche précisément
la ligne d'horizon qu'elle semble avoir tracée.
et au dessus, le regain de la lande où bougent à peine les pins
du couchant. Essentiels également, coeur dur de la lande,
les rochers, l'insondable granit. Un grand chêne qui ne
m'impressionne pas moins, et je m'en veux certains
jours de faiblesse , parce que je lui prête une signification
qui excède sa simple présence.........

Voilà ce que fait une fenêtre à tout instant de sa
transparence. Est-il encore besoin de chercher des arcanes
dans le spectacles de la nature, ou faut-il n'aimer que
les apparences et croire en la réalité ?

Extrait de LA LETTRE D'ÉTÉ
Prix Kovalski
Cheyne Editeur

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AMERS

Et vous, Mers, qui lisiez dans de plus vastes songes, nous laisserez-vous un soir aux rostres de la ville, parmi la pierre publique et les pampres de bronze ?

Plus large, ô foule, notre audience sur ce versant d’un âge sans déclin : la Mer, immense et verte comme une aube à l’orient des hommes.

La Mer en fête sur ses marches comme une ode de pierre : vigile et fête à nos frontières; murmure et fête à hauteur d’hommes - la Mer, elle-même notre veille, comme une promulgation divine......

SAINT-JOHN PERSE
extrait de “AMERS”
illustration, Juliette Beaudroit

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SOLEILS DE NUIT

(photo Puy Michel)

Parfois ils s'abandonnent sans pudeur
Aux mains calmes et clairs
Blancs, fragiles, lovés dans leur tiédeur
Reposés et offerts

Et on n'ose les effleurer
On n'ose les éveiller

Parfois ils se voilent d'étoffes claires
D'enveloppes légères
Et voyagent dans notre imaginaire
Comme le vent sur la mer

Et on n'ose s'y blottir
On n'ose les découvrir

Parfois ils s'offrent à nos yeux d'envie
Gonflés de nos désirs
Beaux et pleins comme des soleils de nuit
Des étoiles à venir

Et on ose les frôler
On ose les caresser

Parfois ils viennent chercher l'amour
Comme on cherche de l'or
Et se donnent comme des fruits trop lourds
Se prennent comme des trésors

Et on ose les aimer
On ose s'y enivrer

Puis ils laissent leur vide dans nos mains
Comme on y laisse des pleurs
Empreinte glacée de ces matins
Où règnait leur chaleur

Et on rêve à l'infini
D'autres soleils de nuit

Pierre-Elie Benoit

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TEXTE D'YVES BONNEFOY

.........Dieu n'avait fait qu'ébaucher le monde. Il n'y avait laissé que des ruines.

Ruines ce chêne, si beau pourtant. Ruines cette eau, qui vient se briser si doucement sur la rive. Ruines le soleil même. Ruines tous ces signes de la beauté comme le prouvent bien les nuages, plus beaux encore

Seule la lumière a eu vie pleine peut-être...Et c'est pour cela qu'elle semble simple et incréée

Depuis il n'aime plus dans l'oeuvre des peintres, que les ébauches. Le trait qui se ferme sur soi lui semble trahir la cause de ce dieu qui a préféré l'angoisse de la recherche à la joie de l'oeuvre accomplie

Extrait de LA VIE ERRANTE
(Mercure de France)

Je me sens très proche de ce texte : Il est vrai que le bonheur, même douloureux, est dans la création. La toile ou le poème finis ont se sent dépossédée d'une partie de ce "soi-même" que l'on a gardé en secret pendant tout ce temps.
Orchis-mauve

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Le Rêve

quiétude de l'eau

Je rêve.....

je rêve que le soleil gèle
je rêve que la neige brûle
je rêve que l'amour faible
devient fort
je rêve des mots
impossibles
quand le poème
n'inspire plus
je rêve.......
d'un oiseau sans vol,
d'un vol sans départ
d'un départ sans retour
je rêve......
d'une réalité sans rêve
d'un songe sans destinée
d'un virtuel sans maux
d'un mal sans mot
Je rêve .......
d'une tristesse sans mélancolie
d'une peine anoblie
Je rêve........
d'un jour nouveau
quand la nuit s'endort
je rêve .......
d'une goutte de vie
qui perle mon coeur meurtri
je rêve..........
d'un destin sans fin
que le rêve reprend comme refrain

je rêve.........

CF 17 mai 2006

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POÉSIE AMIE (2)

ET NOUS DANSIONS ENCORE

Et nous dansions encore
sous nos graves musiques
nos chants plus vifs que morts
s'éteignant dans nos voix

Et nous dansions encore

mais nous étions perdus

Et le temps nous traquait
nous n'avions que nos yeux
pour pleurer nos déroutes
nous répétions ce "Nous"
et gardions tous nos coudes
serrés devant l'abîme

Et puisque nous rêvions
si fort et souvent d'amble
pour conjurer le sort
nos doutes nos défaites
que nous étions perdus
que la vie nous poussait
chaque pas nous coûtant
ce que vaut l'endurance
que nous n'étions pas seuls
que la vie nous tenait tout
vivants sous son étrange poigne
chacun avec chacune
nous n'étions qu'éperdus
d'enfance et d'alliance
nous n'étions qu'anputés
des lumières du rire

Maintenant nous savons
ce que "perdre" veut dire
puisque la joie revient
comme une peau rendue
à laquelle l'on tient

Marie-Thérèse Peyrin
Impassibles Guetteurs
diptyque Armand Dupuy
EditionS SANG D'ENCRE

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UN INSTANT

Un instant
l'oiseau s'est posé
sur le bout
de son chant

Le temps
d'inquiéter le silence
et de suspendre
au front des rêves
la tempe blanche
de l'éphémère.

Jackie Plaetevoet
"Zone d'ombre"
Atelier Jivaro Editeur
Monotype d'Anne Brérot

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POÈSIE AMIE

Quand j'écrirais
tous les poèmes de la terre
l'ignorance céderait-elle

quand je sèmerais tous les rires
toutes les chansons
au quatre coins de l'univers
leurs éclats feraient-ils pâlir le silence

yvette ulmer

quand je compterais
toute l'amitié du monde
le malheur serait-il moins profond

et si je colportais
la parole la plus claire
à tous les peuples
jusqu'aux contrées les plus extrêmes
la paix deviendrait-elle plus tangible
et la violence saugrenue ?

Jackie Plaetevoet
"Trace de l'éphémères"
illustration Yvette Ulmer
SANG D'ENCRE

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